Société

Gabon : plus de 100 établissements supérieurs privés recalés pour non conformité

Le couperet est tombé pour une partie du secteur privé de l’éducation. À l’issue de ses travaux, la 18ᵉ Commission ministérielle de l’Enseignement privé a dressé un tableau sévère de l’état de conformité des établissements soumis à son évaluation. Sur les centaines de dossiers examinés, plus d’une centaine n’ont pas franchi le filtre réglementaire, révélant des dysfonctionnements structurels longtemps tolérés.

Réunie à Libreville à la fin du mois de septembre 2025, cette instance chargée de l’examen des établissements privés a passé au crible 436 dossiers. Si une majorité a pu être retenue, seuls 221 établissements ont obtenu une habilitation pleine et entière. Les autres devront composer avec des autorisations limitées, quand certains ont vu leur demande purement et simplement rejetée, selon des informations rapportées par L’Union dans son édition du 31 décembre 2025.

Placée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, assurant l’intérim de l’Éducation nationale, la Commission avait pour mandat de vérifier la conformité des structures privées aux exigences en vigueur. Textes d’ouverture, qualité des infrastructures, conformité des programmes, qualifications du personnel enseignant : autant de critères déterminants dans un processus présenté comme une étape essentielle pour assainir le paysage éducatif.

D’après les précisions apportées par le rapporteur de la Commission, Tristan-Noël Obame Sima, plusieurs établissements pourraient être contraints de fermer leurs portes. En cause : l’absence d’autorisations légales, des infrastructures inadaptées ou encore de graves manquements administratifs et pédagogiques. Des irrégularités jugées incompatibles avec les standards exigés, dans un contexte marqué par la multiplication d’écoles opérant en dehors de tout cadre réglementaire.

Les conséquences de ces dérives sont loin d’être anodines. Étudiants exposés à des diplômes sans valeur officielle, parents financièrement lésés, crédibilité du système éducatif national fragilisée : les risques sont multiples et pèsent également sur l’image du Gabon à l’international.

Pour passer du constat à l’action, les autorités annoncent le déploiement prochain d’une caravane de contrôle sur le terrain. Cette phase opérationnelle devra déterminer si la volonté affichée de régulation se traduira par des décisions concrètes, capables d’instaurer durablement l’ordre et la qualité dans l’enseignement privé gabonais.

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